Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 15:23

Nous résumons ci-dessous les recommandations de JP KOTTER, professeur à Harvard Business School, à destination des entreprises.

Il est nécessaire qu’un volontarisme sans faille soit affiché dans l’entreprise, sinon l’inertie qu’engendrent lenteur des processus de décision et  résistances comportementales aura raison de tout projet. Très tôt dans leur carrière, la censure anti-entrepreneuriale s’exerce sur les nouveaux embauchés et pousse les plus déterminés d’entre eux, notamment aux Etats Unis, à créer leur propre entreprise.

La mondialisation et ses effets sur la diffusion des idées nouvelles et des innovations a, en retour, un impact cinglant sur l’obsolesence des produits : rapidité de prise en compte et calendriers de mise en œuvre ressérés correspondent aujourd’hui à des comportements génériques pour qu’une entreprise soit dans le mouvement.

Elle a aussi un impact sur l’organisation même des entreprises, qui doit intégrer cette dimension innovatrice avec urgence et patience, car un changement radical prendra de 2 à 6 ans.

Le processus de changement se déroule en 8 étapes qui comprennent entre autres sens de l’urgence et mobilisation sans faille et continue de la tête de l’entreprise qui, si elle fait défaut, entraînera échec et perte de substance.

Le torpillage des idées nouvelles utilise 4 biais majeurs : la peur, le différé, la confusion, le discrédit.

Une fois ces comportements identifiés, il est toutefois possible de les contourner sans effets de manche particuliers ; notamment en ne s’épuisant pas en joutes vaines contre des détracteurs parfois malveillants, mais en jouant plutôt la carte de la majorité silencieuse et en préparant avec soin des réponses aux objections, qui sont souvent génériques.

D’après un article de Marianne REY et William COOP, paru dans L’entreprise de décembre 2010

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : INNOVATION
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 21:51

Une conférence passionnante d'une biologiste américaine venue plancher devant un parterre de designers français.

Pour (presque) tout réinventer dans l'énergie, les transports, l'agriculture, la médecine, le bâtiment, ... et s'inscrire dans la perspective du développement durable, à partir des réalisations que la nature a mis sous nos yeux.

 


Janine M. Benyus, biologiste américaine par ENSCI

 
Comme vous le savez déjà, même si l'idée est capitale, seul l'engagement humain peut lui permettre de devenir une réalité sociale.
Si vous voulez privilégier les applications ou idées proposées, démarrez la vidéo à + 15'
Par Frédéric TAVERA - Publié dans : CRENEAUX
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 11:19

De 0 à 24.000 personnes en moins de 15 ans … sacrée croissance ! … Mais l’essoufflement et la bureaucratie qui va avec guettent.

La panoplie des armes utilisées pour lutter contre ces tendances fortes se renforce tous les jours : prime individuelle en novembre pour retenir un ingénieur clé (3,5 millions de $, tout de même) suivie d’une augmentation générale des salaires de 10% en début d’année 2011, puis reprise en main de la direction de l’entreprise pour restaurer l’esprit start up, complétée par un programme de détection de nouvelles pépites en transformant chaque salarié en limier d’entreprises nouvelles, prime individuelle de 10.000 $ à l’appui.

C’est que le groupe s’embourgeoise ! La taille accroît le cycle de décision, en même temps que la prise de risque a tendance à se réduire ; pire, l’esprit start-up n’est plus au cœur de l’entreprise : la pêche aux nouvelles activités prometteuses est donc ouverte !

Mais ce n’est pas tout. De nouveaux géants à croissance ultrarapide sont nés ; ils ont pour nom Facebook et Apple et leurs modèles économiques écornent quelque peu la superbe du 1er moteur de recherche mondial.

L’un comme l’autre tentent de devenir la porte d’entrée du web en lieu et place de Google, que ce soit par le profil personnel ou par des applications disponibles sur de nouveaux supports (téléphone et tablette).

A partir des articles de Nicolas Pauline (Les Echos du 24 janvier 2011) de Sandrine Cassini LaTtribune du 24 janvier 2011) et de la chronique de JB Jacquin (La tribune du 25 janvier 2011).

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : INNOVATION
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 11:13

Alors que la société STEELTECH était au début 2007 la propriété du fonds d'investissement allemand BAVARIA, adepte de réductions d’effectif drastiques (après avoir réduit, mais à son profit, la trésorerie de cette entreprise), Guy Zins, l’ingénieur en mécanique qui la dirigeait, a pris de vitesse ses actionnaires en demandant au Tribunal de commerce la mise en redressement judiciaire de l'entreprise.

A force de ténacité et de volontarisme, Guy Zins finit par pouvoir reprendre l'entreprise en novembre 2007 avec le soutien des salariés, ces derniers devenant actionnaires à hauteur de 33%.

Depuis, l’entreprise de fabrication de pièces mécano soudées et d’outils pour l’extraction minière ne cesse de croître, en propre et par croissance externe.

A partir de ses marchés miniers traditionnels, l’entreprise s’est développée tout azimut à l’exportation, en partenariat avec l’allemand Bucyrus, dorénavant sous pavillon Caterpillar. Elle livre ainsi ses équipements miniers à  la Chine, comme à l’Australie et aux Etats Unis.

Mais elle s’ouvre aussi aux segments de marché maritime, ferroviaire et engins de chantier.

Le dirigeant a également agi en croissance externe et en proximité, en rachetant en 2010 une société d’extrusion plastique ainsi qu’un spécialiste de tôlerie fine et en créant une activité de fabrication de vérins, à partir d’une société en liquidation.

Avec 45 M€ de CA et un groupe fort de 310 salariés dont 50 intérimaires, Guy Zins a fait la preuve qu’une vision et qu’un engagement peuvent contrer tous les défaitismes et leur cortège de destruction.

(1) titre d'un livre publié à propos de leur histoire

A partir d’un article de Pascale Braun paru dans La Tribune du 28 décembre 2010

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : REPRISE D'ENTREPRISE AVEC LES SALARIES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 18:27

L'article rédigé en août 2008 retraçait les principaux éléments décrivant le redressement spectaculaire et les agréables conséquences financières en ayant résulté pour les investisseurs, les managers et l'ensemble du personnel (cf.ci-dessous).

 

A l'époque, les avances de GENERAL ELECTRIC avaient été repoussées et le fonds LBO France était devenu actionnaire à la faveur du financement du plan de développement de cette société valorisée 1,9 Milliards d'€ à l'époque.

 

Nouveau changement de taille pour affronter les marchés mondiaux... Elle devrait coûter 2,3 milliards d'€ à son nouvel acquéreur .... qui n'est autre que GENERAL ELECTRIC lui-même !

 ALSTOM ne s'y était pas trompé; il réfléchissait en octobre dernier à l'acquisition de son ancienne filiale.

 

Lors de la reprise initiale, les managers avaient réalisé une plus value considérable (environ 900 millions d'€) qu'ils avaient réinvestie à hauteur de 77%.

Cette fois-ci, tout le monde ou presque sort ; LBO France réalisera tout de même une "petite" plus value (+20% en 3 ans), Seuls les managers demeurent actionnaires à hauteur de 10% aux côtés de General Electric, avec une perspective de sortie d'ici 3 à 5 ans.

La valeur maximale de la société devrait alors être de 3,4 Milliards d'€.

 

Parcours exemplaire en termes de stratégie, de management ... et de résultats.

Même si le parcours entrepreneurial des repreneurs et des financeurs connait une fin normalisée.

 

Que cela donne des ailes à ceux qui préfèrent l'engagement radical au confort opaque !

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : PETITES HISTOIRES D'ENTREPRISES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 17:55

 

 

Lui-même issu du giron de Thomson au milieu des années 80, GEMPLUS a donné naissance à IMPIKA, ex-département du service R&D[1].


Titulaire de plus de 10 brevets, la société maîtrise les technologies d’impression par jet d’encre ou de matière. La capacité d’imprimer sur tous supports lui pemet ainsi d’être présente dans les domaines de l’emballage et des documents d’identité.


Paul Morgavi  a démarré en 2003 avec 10 collaborateurs. De 200 K€ de CA en 2004, la société a réalisé 4,5 M€ en 2006 pour atteindre 15 M€ fin 2008[2].

Le financement de la croissance a rendu nécessaire deux levées de fonds : 5 M€ en 2004, 3 M€ en 2007.


A partir d’un article de JC BARLA, paru dans La Tribune du 11 juillet 2007


[1] Cet exemple rappelle celui d’IMAJE (marquage par jet d’encre) au début des années ‘80, essaimage de THOMSON qui s’était lui réalisé dans des conditions plus conflictuelles (cf. article du Monde 13juin 1987 dans www.businesstart.com)

[2] source entreprise


Par Frédéric TAVERA - Publié dans : INNOVATION
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 17:16

 

Contrairement à l’Europe et à la France, les Etats-Unis connaissent un relatif consensus à propos des biotechnologies végétales. Ni la campagne présidentielle, ni le président actuel ne semblent vouloir freiner l’élan de leur développement.


C’est ainsi que, sous l’impulsion de chercheurs attirés aux USA, à l’image des Professeurs FAUQUET (virologue français de renommée mondiale) ou CAPECCHI (prix Nobel de médecine 2007), de nouvelles techniques sont utilisées pour la mise au point, à l'image de ces plantes résistantes aux virus à ARN et ADN simple brin, ou encore l’inactivation de gènes qui inhiberont le développement larvaire d’insectes cibles grâce à de nouveaux types d’insecticides. De même, le ciblage de gène, combiné à l’analyse robotisée de la composition des grains représente les nouveaux outils technologiques.

Certaines de ces recherches, soutenues par des fondations privées et relayées par des collaborations public-privé sont destinées aux pays situés en zone tropicale et ne feront pas l’objet de prise de brevets.


Rien de tout cela dans la vieille Europe !

Rien qu’en France, nous venons de connaître 2 faillites retentissantes ; Meristem therapeutics, qui a notamment travaillé sur un maïs transgénique pour produire la lipase gastrique destinée à soulager les enfants atteints de mucovicidose, qui avait vu ses derniers essais fauchés  à l’été 2005, vient de déposer son bilan, de même que Librophyt, essaimage du CEA, qui devait produire des molécules thérapeutiques grâce à des plantes. Biogemma, pourtant soutenue par le monde agricole pour améliorer des variétés végétales, a de son côté délocalisé ses essais aux USA et en Israël…

Les programmes publics, dont les moyens étaient miteux (2 M€ de budget annuel pour l’ANR OGM, à comparer aux 2,4 milliards d’€ pour le plan chinois 2006-2020) ont été clos, faute de projet !

Les retards s’accumulent et il y a fort à parier que ces domaines stratégiques connaissent les mêmes destins que ceux qu’à connus l’europe informatique …

 

D’après un article de Marc FELLOUS, professeur de génétique humaine à l’université Denis-Diderot, parue dans La Tribune du 10 juin 2009

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : INNOVATION
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 17:08

 

 

Avant sa déconfiture, 30 milliards de dollars étaient gérés au sein de Lehman Brothers dans les différents métiers du capital-investissement.


Grâce au holding de la famille Rupert, Reinet, qui possède le groupe de luxe Richemont, cinq associés issus de Lehman Borthers ont convaincu le liquidateur de leur confier les 3,5 milliards de fonds qui étaient dédiés aux opérations de LBO.

Reinet prend ainsi 49% des actions de la future société de gestion dont les autres 51% sont fournis par les 5 associés ; Reinet reprend par ailleurs 600 millions d’engagements souscrits, dont 230 millions déjà investis.

Les investisseurs des 2 fonds se sont vu proposer une réduction de 25% de leurs engagements non appelés dans le fonds européen et une réduction des commissions de gestion (ramenées à 1,2% au lieu de 1,5%).

Avec son équipe de 40 personnes, les associés ont fait valoir leur prudence : aucun investissement n’a été réalisé entre avril 2007 et avril 2008, en raison des valorisations beaucoup trop élevées.

Cette équipe dispose de 1,5 Milliard de dollars à investir d’ici 2012 (1/3 en Europe, 2/3 aux USA), avec des tickets moyens de 80 millions.


L’annonce de la réalisation de cet investissement figure sur le site de Reinet à l’adresse suivante :

http://www.reinet.com/images/stories/reinet/2009/press_release_160409_65_klh7hg.pdf

 

D’après un article de Guénaëlle LE SOLLEUR et Alexandre MADDENS, paru dans La Tribune du 25 février 2009

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : REPRISE D'ENTREPRISE AVEC LES SALARIES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 16:58

 

 

Spécialiste de la pâtisserie surgelée surtout crue, avec 30.000 tonnes produites au travers de 650 références, 74 M€ de CA, 390 personnes, MARTINE SPECIALITES avait été acquise par SOFRAPAIN en 1998, lui-même racheté par le britannique Premier Foods en 2006. Ce dernier continue de croître par acquisition et a mis en vente cette filiale rentable, pour à la fois se désendetter et se recentrer sur son cœur de métier.

Autour de Didier BUDY, président du directoire, les cadres piaffaient depuis longtemps pour engager cette reprise avec l’appui de fonds d’investissement : chose faite, avec l’appui de CEREA CAPITAL et de BANEXI CAPITAL. L’encadrement aura également le droit de participer à l’aventure en entrant au capital de la société des cadres.

Tout en maintenant la structure de son CA (grande distribution majoritaire, RHF (24%) & export(10%), l’entreprise fourmille de projets : collection de tartes à l’instar de la haute couture -2 fois par an-, adaptation maximale aux demandes clients, notamment grâce à la flexibilité des poids et des packagings, mise en place d’un outil informatique intégré, projet d’extension industrielle, … tout en restant fidèle à son positionnement historique : pur beurre et absence d’éléments artificiels.


D’après un article de claude Mandraut paru dans La Tribune du 24 mars 2009

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : REPRISE D'ENTREPRISE AVEC LES SALARIES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 23:16

- Garder la fraîcheur du regard d’un enfant de 6 ans

- Prendre des risques pour surmonter les obstacles

- Etre au service des autres en générant des richesses pour tous

- Travailler à l’amélioration de l’environnement

- Investir à long terme en privilégiant la formation, la recherche et le développement

- Privilégier la constitution d’équipes au lieu d’abuser d’une position donnée

- S’amuser

Le déplacement de pouvoir depuis la sphère industrielle vers celle de la finance anglo-saxonne a perverti l’économie entrepreneuriale : excès de liquidités, excès de transparence préjudiciable aux entreprises, excès des analystes devenus des pythies ….

Il suggère de promouvoir les fondements de la Suisse de toujours : démocratie, qualité, conscience écologique. Il prétend que le système financier a besoin d’être mis sous contrôle et il appelle à une révolte qui mènerait à une internationale des entrepreneurs ….

D’après une communication faite par Nicolas HAYEK le 5 septembre 2008 à Baden à l’occasion de la Journée de l’économiesuisse

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : ECONOMIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés