Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 17:55

 

 

Lui-même issu du giron de Thomson au milieu des années 80, GEMPLUS a donné naissance à IMPIKA, ex-département du service R&D[1].


Titulaire de plus de 10 brevets, la société maîtrise les technologies d’impression par jet d’encre ou de matière. La capacité d’imprimer sur tous supports lui pemet ainsi d’être présente dans les domaines de l’emballage et des documents d’identité.


Paul Morgavi  a démarré en 2003 avec 10 collaborateurs. De 200 K€ de CA en 2004, la société a réalisé 4,5 M€ en 2006 pour atteindre 15 M€ fin 2008[2].

Le financement de la croissance a rendu nécessaire deux levées de fonds : 5 M€ en 2004, 3 M€ en 2007.


A partir d’un article de JC BARLA, paru dans La Tribune du 11 juillet 2007


[1] Cet exemple rappelle celui d’IMAJE (marquage par jet d’encre) au début des années ‘80, essaimage de THOMSON qui s’était lui réalisé dans des conditions plus conflictuelles (cf. article du Monde 13juin 1987 dans www.businesstart.com)

[2] source entreprise


Par Frédéric TAVERA - Publié dans : INNOVATION
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 17:16

 

Contrairement à l’Europe et à la France, les Etats-Unis connaissent un relatif consensus à propos des biotechnologies végétales. Ni la campagne présidentielle, ni le président actuel ne semblent vouloir freiner l’élan de leur développement.


C’est ainsi que, sous l’impulsion de chercheurs attirés aux USA, à l’image des Professeurs FAUQUET (virologue français de renommée mondiale) ou CAPECCHI (prix Nobel de médecine 2007), de nouvelles techniques sont utilisées pour la mise au point, à l'image de ces plantes résistantes aux virus à ARN et ADN simple brin, ou encore l’inactivation de gènes qui inhiberont le développement larvaire d’insectes cibles grâce à de nouveaux types d’insecticides. De même, le ciblage de gène, combiné à l’analyse robotisée de la composition des grains représente les nouveaux outils technologiques.

Certaines de ces recherches, soutenues par des fondations privées et relayées par des collaborations public-privé sont destinées aux pays situés en zone tropicale et ne feront pas l’objet de prise de brevets.


Rien de tout cela dans la vieille Europe !

Rien qu’en France, nous venons de connaître 2 faillites retentissantes ; Meristem therapeutics, qui a notamment travaillé sur un maïs transgénique pour produire la lipase gastrique destinée à soulager les enfants atteints de mucovicidose, qui avait vu ses derniers essais fauchés  à l’été 2005, vient de déposer son bilan, de même que Librophyt, essaimage du CEA, qui devait produire des molécules thérapeutiques grâce à des plantes. Biogemma, pourtant soutenue par le monde agricole pour améliorer des variétés végétales, a de son côté délocalisé ses essais aux USA et en Israël…

Les programmes publics, dont les moyens étaient miteux (2 M€ de budget annuel pour l’ANR OGM, à comparer aux 2,4 milliards d’€ pour le plan chinois 2006-2020) ont été clos, faute de projet !

Les retards s’accumulent et il y a fort à parier que ces domaines stratégiques connaissent les mêmes destins que ceux qu’à connus l’europe informatique …

 

D’après un article de Marc FELLOUS, professeur de génétique humaine à l’université Denis-Diderot, parue dans La Tribune du 10 juin 2009

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : INNOVATION
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 17:08

 

 

Avant sa déconfiture, 30 milliards de dollars étaient gérés au sein de Lehman Brothers dans les différents métiers du capital-investissement.


Grâce au holding de la famille Rupert, Reinet, qui possède le groupe de luxe Richemont, cinq associés issus de Lehman Borthers ont convaincu le liquidateur de leur confier les 3,5 milliards de fonds qui étaient dédiés aux opérations de LBO.

Reinet prend ainsi 49% des actions de la future société de gestion dont les autres 51% sont fournis par les 5 associés ; Reinet reprend par ailleurs 600 millions d’engagements souscrits, dont 230 millions déjà investis.

Les investisseurs des 2 fonds se sont vu proposer une réduction de 25% de leurs engagements non appelés dans le fonds européen et une réduction des commissions de gestion (ramenées à 1,2% au lieu de 1,5%).

Avec son équipe de 40 personnes, les associés ont fait valoir leur prudence : aucun investissement n’a été réalisé entre avril 2007 et avril 2008, en raison des valorisations beaucoup trop élevées.

Cette équipe dispose de 1,5 Milliard de dollars à investir d’ici 2012 (1/3 en Europe, 2/3 aux USA), avec des tickets moyens de 80 millions.


L’annonce de la réalisation de cet investissement figure sur le site de Reinet à l’adresse suivante :

http://www.reinet.com/images/stories/reinet/2009/press_release_160409_65_klh7hg.pdf

 

D’après un article de Guénaëlle LE SOLLEUR et Alexandre MADDENS, paru dans La Tribune du 25 février 2009

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : REPRISE D'ENTREPRISE AVEC LES SALARIES
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 16:58

 

 

Spécialiste de la pâtisserie surgelée surtout crue, avec 30.000 tonnes produites au travers de 650 références, 74 M€ de CA, 390 personnes, MARTINE SPECIALITES avait été acquise par SOFRAPAIN en 1998, lui-même racheté par le britannique Premier Foods en 2006. Ce dernier continue de croître par acquisition et a mis en vente cette filiale rentable, pour à la fois se désendetter et se recentrer sur son cœur de métier.

Autour de Didier BUDY, président du directoire, les cadres piaffaient depuis longtemps pour engager cette reprise avec l’appui de fonds d’investissement : chose faite, avec l’appui de CEREA CAPITAL et de BANEXI CAPITAL. L’encadrement aura également le droit de participer à l’aventure en entrant au capital de la société des cadres.

Tout en maintenant la structure de son CA (grande distribution majoritaire, RHF (24%) & export(10%), l’entreprise fourmille de projets : collection de tartes à l’instar de la haute couture -2 fois par an-, adaptation maximale aux demandes clients, notamment grâce à la flexibilité des poids et des packagings, mise en place d’un outil informatique intégré, projet d’extension industrielle, … tout en restant fidèle à son positionnement historique : pur beurre et absence d’éléments artificiels.


D’après un article de claude Mandraut paru dans La Tribune du 24 mars 2009

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : REPRISE D'ENTREPRISE AVEC LES SALARIES
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 23:16

- Garder la fraîcheur du regard d’un enfant de 6 ans

- Prendre des risques pour surmonter les obstacles

- Etre au service des autres en générant des richesses pour tous

- Travailler à l’amélioration de l’environnement

- Investir à long terme en privilégiant la formation, la recherche et le développement

- Privilégier la constitution d’équipes au lieu d’abuser d’une position donnée

- S’amuser

Le déplacement de pouvoir depuis la sphère industrielle vers celle de la finance anglo-saxonne a perverti l’économie entrepreneuriale : excès de liquidités, excès de transparence préjudiciable aux entreprises, excès des analystes devenus des pythies ….

Il suggère de promouvoir les fondements de la Suisse de toujours : démocratie, qualité, conscience écologique. Il prétend que le système financier a besoin d’être mis sous contrôle et il appelle à une révolte qui mènerait à une internationale des entrepreneurs ….

D’après une communication faite par Nicolas HAYEK le 5 septembre 2008 à Baden à l’occasion de la Journée de l’économiesuisse

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : ECONOMIE
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 22:28

Bernard GIRARD estime que le succès de Google s’explique notamment par une organisation en équipes réduites, semblable à celle qui prévaut dans les laboratoires, un encouragement à la mobilité interne, gage de transmission des connaissances entre services et une liberté accordée aux collaborateurs à hauteur de 20% de leur temps, ce qui favoriserait l’émergence d’idées qui pourront ensuite faire l’objet d’un développement interne à l’entreprise. Pendant ce temps, en France, la réflexion se poursuit ….

Pour sa part, l’ancien dirigeant de General Electric (Jack WELCH) rappelle que la pratique des horaires flexibles, en cours chez Google, s’apparente à une tradition au sein de la Silicon Valley.

Mais s’il reconnaît les avantages de la responsabilisation des collaborateurs et qu’il vante les sociétés qui encouragent leurs prises de risques et de décisions, il en précise toutefois les limites.

- Les entreprises classiques, notamment celles qui croient aux chiffres, n'accroissent les responsabilités qu'à l’aune des résultats obtenus.

-  Le curseur du niveau de responsabilité octroyé s’ajuste de lui-même à la baisse si les prises de risque s’avèrent infructueuses.

-  La prise de risque est inversement proportionnelle à la taille des entreprises : consubstantielle de la petite entité débutante, elle correspond à l’oméga des grandes !

Dès lors, la grande entreprise doit faire preuve de plus d’humilité et être plus délégative avec ses collaborateurs, ce qui assurerait leur implication.

 A partir des interviews de Bernard Girard paru dans l’Usine Nouvelle du 18 septembre 2008, auteur du livre  "Le modèle Google, une révolution du management" et de Jack Welch paru dans Bilan (magazine suisse) du 10 septembre 2008

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : INNOVATION
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 21:47

La dernière livraison des économistes français du cercle d’outre-Manche continue de décoiffer dans l’Hexagone.

Le regard qu’ils portent sur l’activité des universités anglaises comparée à celle des françaises en matière de valorisation de l’innovation mérite examen :

20% des engagements financiers des fonds d’investissement anglais se fait en direction des activités qui trouvent leur origine à l’université

-  L’université de Cambridge à elle seule représente 40% des sociétés de biotechnologie cotées à la Bourse de Londres

-  Elles sont donc parvenues à associer cerveaux, commerce et capital (3C)

-  Ils font remarquer que la puissance publique a contribué à l’organisation de ces résultats en transférant en 1986 les droits intellectuels de l’Etat aux universités et en les encourageant à créer leurs propres fonds de capital risque.

Du coup, ils proposent leurs idées pour améliorer l’efficacité française en la matière :

- Regrouper les universités, trop petites et pas assez diversifiées, avec 4305 établissements d’études supérieures contre 169 en Grande Bretagne

- Anéantir le coût inhérent à la recherche de subventions publiques en allouant à chaque projet ayant levé des fonds privés une dotation publique d’un montant équivalent.

D’après un article d’Eric Albert paru dans www.latribune.fr du 14 août 2008

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : POLITIQUES PUBLIQUES
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Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /2009 19:07

La tourmente financière n’a pas épargné les fonds d’investissement des prestigieuses universités américaines.

Ainsi, le fonds de l’université de Harvard (HMC), celui de Yale, mais aussi celui du MIT, des universités de Stanford, Cornell, Brown (Rhode Island) ou encore de Californie du Sud ont annoncé soit des moins values comprises entre 21 et 26%, soit des pertes nettes de 3 à 17 milliards de dollars.

Les raisons proviennent du profil de risque adopté par ces fonds. La part allouée au capital-investissement y est le plus souvent supérieure à 20%, au milieu d’autres placements sectoriels (immobilier, sylviculture) et obligations risquées.

Les rendements annuels obtenus par ces placements au cours des 10 dernières années avaient suivi : 15%, en moyenne ! la performance a toujours été préférée aux placements de père de famille.

Les conséquences de ces résultats sont directes. Malgré l’ampleur de son fonds (équivalent au budget de l’Education nationale française avec 37 milliards de dollars), HMC a coupé dans ses budgets d’investissement et d’exploitation : reports de travaux sur les campus, gel des recrutements ont été décidés.

Mais les américains restent fidèles à eux-mêmes. Les universités de Yale et de Philadelphie sont déjà sur les rangs pour racheter les entreprises qui menacent faillite ….

D’après un article d’Alexandre Maddens paru dans www.latribune.fr du 5 janvier 2009

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : CAPITAL RISQUE
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 12:21

Cette filiale d’AIR France revient de loin.

Largement déficitaire en 1995-1996 (30 millions d’€ de perte pour un CA de 300 millions d’€), AIR France avait dû lourdement recapitaliser l’entreprise de 45 millions d’€.
Ne voyant pas de perspective stratégique valable pour cette filiale au sein du groupe, Air France se résout fin 1997 à chercher un repreneur. La banque d’affaire mandatée ne trouve à l’époque aucun candidat.

Air France décide alors en mai 1998 de céder la société aux salariés.
Les conditions sont les suivantes : Air France reprend 50 salariés (sur environ 300), réinjecte 2 millions d’€ pour la modernisation du système informatique de JET TOURS, abandonne 12 millions d’€ de créance avec clause de retour à meilleure fortune.
De leur côté, les salariés reprennent la société pour 1 €, y injectent 37.500 €, l’ancien manager devenu PDG se réservant 33% du capital, les 2 autres 1/3 étant respectivement pris par les autres dirigeants et l’ensemble des autres salariés.

Très vite, les salariés convainquent TCR EUROPE, fonds d’investissement et PACHA TOURS, voyagiste, d’investir chacun 1,5 Million d’€, pour environ 1/3 du capital chacun.
De facto, la valeur de la société passe déjà de 37.500 € à 4,5 millions d’€.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Un an plus tard, la société est à nouveau cédée, cette fois par les anciens salariés et leurs autres actionnaires investisseurs, au Club Méditerranée, dirigé à l’époque par Philippe Bourguignon, pour ……. 64 millions d’€ !
René-Marc CHIKLI a gagné au passage 6,4 millions d’€ avant impôt.
Les autres dirigeants se sont répartis la même somme et certains salariés ayant investi quelques centaines d’€ se sont retrouvés avec l’équivalent d’une année de salaire.
Quant aux 2 fonds d’investissement … 18 millions d’€ pour 1,5 Million investi !
18 fois la mise pour eux, 56 fois pour les salariés. Qui dit mieux ?

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Après 10 ans de vie au sein du Club Med, les dirigeants parmi lesquels Henri Giscard D’Estaing ont modifié les perspectives stratégiques et décidé de se séparer de Jet Tours pour la céder à Thomas Cook, producteur et distributeur de voyages, pour un prix quasi équivalent à celui de la date d’achat.

A méditer ....

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : PETITES HISTOIRES D'ENTREPRISES
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 12:08

Ces organismes unicellulaires sont utilisés pour produire facilement et à coût réduit des protéines demandées par les secteurs de la pharmacie, des cosmétiques et de l’agro-alimentaire. A terme, la société proposera en 2010 ses premiers traitements thérapeutiques, notamment pour l’aquaculture, à base d’anticorps monoclonaux, de peptides antimicrobiens, avant de passer à l’échelle industrielle en 2012.
Une nouvelle société a été créée, avec un entrepreneur majoritaire et 2 chercheurs de l’IFREMER à l’origine de la technologie, qui possèdent le solde du capital. Son capital a été porté à 100.000 € et 800.000 € supplémentaires devraient être levés dans les mois qui viennent.
LE CA 2008 devrait s’élever à 250.000 €.

A partir d’un article de Fabienne PROUX, paru dans www.latribune.fr du 16 juin 2008

Par Frédéric TAVERA - Publié dans : CRENEAUX
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